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Eviter toute colonisation esthétique
Fust - Emilie Valantin (France) © Théâtre du Fust - Emilie
Valantin, photographie : Nicolas Valantin
Quelle que soit leur technique, reprises ou créées pour l’occasion, les marionnettes de la compagnie Émilie Valantin sont toujours figuratives pour que les personnages soient facilement reconnus du public dans un contexte plus ou moins ouvertement railleur, mais elles échappent systématiquement au réalisme et à la familiarité grâce à une disproportion ou à une déformation quelconque. De longs séjours dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, avec l’observation attentive de leurs arts, ont donné à Émilie Valantin le goût « d’aller à l’essentiel ». Les personnages des Castelets en jardins par exemple (créés en 1995, toujours au répertoire de la compagnie) sont d’étranges créatures à tête d’œuf, aux yeux cernés, accompagnés de diables rouges, de squelettes et de belles dames à tête de mort. Ce sont des marionnettes à gaine, technique épurée mais exigeante pour laquelle Émilie Valantin garde une prédilection. Composé de séquences, le spectacle fait entendre les écritures de différentes époques, de La Fontaine à Paul Fournel en passant par Tabarin et Duranty, dans l’espace abstrait d’un univers à la joyeuse cruauté.
Pour Émilie Valantin, le marionnettiste est avant tout un acteur. L’un des membres de longue date de la compagnie, Jean Sclavis, en est devenu l’emblème. Ses talents d’interprète, de chanteur et de montreur (lui ne construit pas) sont à l’origine de plusieurs solos mis en scène par la marionnettiste. L’un d’eux se fonde sur Les Fourberies de Scapin que Jean Sclavis se propose de jouer, en 2006, pour l’autodérision et la solitude sociale que le texte de Molière implique chez un personnage au comportement particulièrement manipulateur. Le spectacle a reçu une nomination aux Molière. Il tourne encore.
Eviter toute colonisation esthétique
Fust - Emilie Valantin (France) © Théâtre du Fust - Emilie
Valantin, photographie : Nicolas Valantin
Quelle que soit leur technique, reprises ou créées pour l’occasion, les marionnettes de la compagnie Émilie Valantin sont toujours figuratives pour que les personnages soient facilement reconnus du public dans un contexte plus ou moins ouvertement railleur, mais elles échappent systématiquement au réalisme et à la familiarité grâce à une disproportion ou à une déformation quelconque. De longs séjours dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, avec l’observation attentive de leurs arts, ont donné à Émilie Valantin le goût « d’aller à l’essentiel ». Les personnages des Castelets en jardins par exemple (créés en 1995, toujours au répertoire de la compagnie) sont d’étranges créatures à tête d’œuf, aux yeux cernés, accompagnés de diables rouges, de squelettes et de belles dames à tête de mort. Ce sont des marionnettes à gaine, technique épurée mais exigeante pour laquelle Émilie Valantin garde une prédilection. Composé de séquences, le spectacle fait entendre les écritures de différentes époques, de La Fontaine à Paul Fournel en passant par Tabarin et Duranty, dans l’espace abstrait d’un univers à la joyeuse cruauté.
Pour Émilie Valantin, le marionnettiste est avant tout un acteur. L’un des membres de longue date de la compagnie, Jean Sclavis, en est devenu l’emblème. Ses talents d’interprète, de chanteur et de montreur (lui ne construit pas) sont à l’origine de plusieurs solos mis en scène par la marionnettiste. L’un d’eux se fonde sur Les Fourberies de Scapin que Jean Sclavis se propose de jouer, en 2006, pour l’autodérision et la solitude sociale que le texte de Molière implique chez un personnage au comportement particulièrement manipulateur. Le spectacle a reçu une nomination aux Molière. Il tourne encore.