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Pistes pédagogiques
Atelier 1 : Pour voir autrement un objet
Oublier ce qu’on sait, à quoi il sert, puis se laisser guider par ses émotions :
- Toucher « yeux fermés », sentir les formes, les dimensions, les textures, les matières, les consistances…
- Sentir les odeurs agréables ou non…
- Entendre les sonorités… les bruissements, les cliquetis…
- Regarder les couleurs, les rythmes, les nuances, les signes, les motifs…
Chaque objet devient une « palette » tactile, olfactive, sonore, visuelle…
Consignes : Mettre « en mots » ce que l’on a éprouvé en découvrant la matière, la texture, le forme, l’odeur, le poids, la couleur, les matériaux ou la taille d’un objet. Etablir la « carte d’identité » sensorielle de l’objet.
Atelier 2 : Mettre en scène
- Rechercher des éléments plastiques qui vont compléter, mettre en valeur ou donner une autre signification aux premières réalisations.
- Prendre en compte l’environnement même de la production :
* choix de l’espace de présentation : boîte, socle, supports de différentes couleurs. Installation sur un mur, au sol, au plafond…
* choix de l’effet produit par l’utilisation de jeu de lumière ou d’accessoires comme des tissus, des cadres…
L’objet ainsi théâtralisé sollicite l’imagination, la mémoire, l’affectivité… « musée personnel » par lequel l’enfant peut révéler sa sensibilité, se dévoiler…
Atelier 3 : Transformer
Tous ces objets invitent aux jeux de l’analogie, proposent de multiples formes évocatrices, leurs ombres, leurs empreintes sont des prétextes à des jeux graphiques…
Pour transformer un objet :
- Se libérer des stéréotypes
- Ressentir le plaisir de la découverte et de l’expérimentation
- Faire un inventaire des actions possibles à expérimenter avec ou sans outils
- Nourrir l’expression personnelle
Partage d’expériences
Aborder le théâtre de marionnette par celui de l’objet est une voie peu orthodoxe mais au combien déroutante pour l’élève qui a bien trop souvent une vision limitée et poussiéreuse de la marionnette. Très vite l’élève saisit l’enjeu et les possibilités formidables contenus dans l’objet.
L’objet ne nécessite aucune phase de création ou du moins de transformation (pas d’yeux sur une cafetière ! tout anthropomorphisme annulerait toute démarche de jeu avec l’objet) et autorise à l’inverse une mise en jeu et en scène immédiate de l’objet et de l’élève. Du point de vue de l’enseignant, l’absence de technicité (apparente) de ce théâtre facilite d’autant plus l’engagement dans un projet marionnettes : l’objet étant un medium/ une matière inépuisable d’exploitation littéraire mais également philosophique. On pense plus spécifiquement aux questions d’identité, de mémoire et de l’expression de soi. En effet, en accompagnant l’élève dans sa « dématérialisation » de l’objet, il doit par lui-même lui faire perdre sa nature utilitaire pour saisir sa dimension poétique.
C’est en effet une autre manière que d’aborder les histoires et l’Histoire, voici que des objets familiers se chargent de sens nouveaux, d’émotions inattendues ; transformés, décontextualisés, ils deviennent prétextes à expression. Le quotidien nous raconte une autre histoire… De décalage en décalage, le regard réapprend à voir, la connaissance chemine au grès des métamorphoses.
- Que peut nous raconter quand on sait l’écouter un objet ?
- Comment rendre possible ce dialogue entre l’élève et l’objet ?
- L’amener par le biais d’ateliers pratiques (voir annexe) à comprendre la charge émotionnelle et poétique de l’objet.
Il serait intéressant dans un premier temps d’exploiter des objets usuels, apportés par l’enseignant pour amener la classe à appréhender et saisir cette dimension onirique et théâtrale de l’objet. Par la suite, l’élève sera prêt pour la quête d’un objet « personnel », un objet qui proviendrait de « l’intérieur de la maison ».
S'approprier les ateliers et les alimenter...
- Favoriser l’ouverture culturelle par l’apport de références artistiques en « écho » aux expériences de la classe : montrer une diversité d’œuvres sur le thème de l’objet (différentes époques, différentes cultures… art moderne et contemporain…)
- Voir comment l’objet a été représenté, détourné, montré, transformé… pour inviter à réagir et agir…
- Multiplier les mises en relation avec d’autres domaines dans une perspective transversale : l’objet du point de vue littéraire, théâtral, technologique, scientifique… l’objet comme symbole.
- Susciter la curiosité, la recherche, l’échange d’un élève à l’autre, d’une classe à l’autre…
- Garantir l’authenticité des réalisations par l’accueil « bienveillant » des productions de chacun.
- Prévoir des relances, de nouvelles mises en situation pour définir ensemble de nouvelles pistes de travail : jouer sur la surprise, l’étonnement.
Pistes pédagogiques
Atelier 1 : Pour voir autrement un objet
Oublier ce qu’on sait, à quoi il sert, puis se laisser guider par ses émotions :
- Toucher « yeux fermés », sentir les formes, les dimensions, les textures, les matières, les consistances…
- Sentir les odeurs agréables ou non…
- Entendre les sonorités… les bruissements, les cliquetis…
- Regarder les couleurs, les rythmes, les nuances, les signes, les motifs…
Chaque objet devient une « palette » tactile, olfactive, sonore, visuelle…
Consignes : Mettre « en mots » ce que l’on a éprouvé en découvrant la matière, la texture, le forme, l’odeur, le poids, la couleur, les matériaux ou la taille d’un objet. Etablir la « carte d’identité » sensorielle de l’objet.
Atelier 2 : Mettre en scène
- Rechercher des éléments plastiques qui vont compléter, mettre en valeur ou donner une autre signification aux premières réalisations.
- Prendre en compte l’environnement même de la production :
* choix de l’espace de présentation : boîte, socle, supports de différentes couleurs. Installation sur un mur, au sol, au plafond…
* choix de l’effet produit par l’utilisation de jeu de lumière ou d’accessoires comme des tissus, des cadres…
L’objet ainsi théâtralisé sollicite l’imagination, la mémoire, l’affectivité… « musée personnel » par lequel l’enfant peut révéler sa sensibilité, se dévoiler…
Atelier 3 : Transformer
Tous ces objets invitent aux jeux de l’analogie, proposent de multiples formes évocatrices, leurs ombres, leurs empreintes sont des prétextes à des jeux graphiques…
Pour transformer un objet :
- Se libérer des stéréotypes
- Ressentir le plaisir de la découverte et de l’expérimentation
- Faire un inventaire des actions possibles à expérimenter avec ou sans outils
- Nourrir l’expression personnelle
Partage d’expériences
Aborder le théâtre de marionnette par celui de l’objet est une voie peu orthodoxe mais au combien déroutante pour l’élève qui a bien trop souvent une vision limitée et poussiéreuse de la marionnette. Très vite l’élève saisit l’enjeu et les possibilités formidables contenus dans l’objet.
L’objet ne nécessite aucune phase de création ou du moins de transformation (pas d’yeux sur une cafetière ! tout anthropomorphisme annulerait toute démarche de jeu avec l’objet) et autorise à l’inverse une mise en jeu et en scène immédiate de l’objet et de l’élève. Du point de vue de l’enseignant, l’absence de technicité (apparente) de ce théâtre facilite d’autant plus l’engagement dans un projet marionnettes : l’objet étant un medium/ une matière inépuisable d’exploitation littéraire mais également philosophique. On pense plus spécifiquement aux questions d’identité, de mémoire et de l’expression de soi. En effet, en accompagnant l’élève dans sa « dématérialisation » de l’objet, il doit par lui-même lui faire perdre sa nature utilitaire pour saisir sa dimension poétique.
C’est en effet une autre manière que d’aborder les histoires et l’Histoire, voici que des objets familiers se chargent de sens nouveaux, d’émotions inattendues ; transformés, décontextualisés, ils deviennent prétextes à expression. Le quotidien nous raconte une autre histoire… De décalage en décalage, le regard réapprend à voir, la connaissance chemine au grès des métamorphoses.
- Que peut nous raconter quand on sait l’écouter un objet ?
- Comment rendre possible ce dialogue entre l’élève et l’objet ?
- L’amener par le biais d’ateliers pratiques (voir annexe) à comprendre la charge émotionnelle et poétique de l’objet.
Il serait intéressant dans un premier temps d’exploiter des objets usuels, apportés par l’enseignant pour amener la classe à appréhender et saisir cette dimension onirique et théâtrale de l’objet. Par la suite, l’élève sera prêt pour la quête d’un objet « personnel », un objet qui proviendrait de « l’intérieur de la maison ».
S'approprier les ateliers et les alimenter...
- Favoriser l’ouverture culturelle par l’apport de références artistiques en « écho » aux expériences de la classe : montrer une diversité d’œuvres sur le thème de l’objet (différentes époques, différentes cultures… art moderne et contemporain…)
- Voir comment l’objet a été représenté, détourné, montré, transformé… pour inviter à réagir et agir…
- Multiplier les mises en relation avec d’autres domaines dans une perspective transversale : l’objet du point de vue littéraire, théâtral, technologique, scientifique… l’objet comme symbole.
- Susciter la curiosité, la recherche, l’échange d’un élève à l’autre, d’une classe à l’autre…
- Garantir l’authenticité des réalisations par l’accueil « bienveillant » des productions de chacun.
- Prévoir des relances, de nouvelles mises en situation pour définir ensemble de nouvelles pistes de travail : jouer sur la surprise, l’étonnement.