Portail des Arts de la Marionnette

Se connecter
Compte

Se connecter



Mot de passe oublié ?
Pas encore inscrit ?
  • Découvrir

    Vous trouverez dans cet univers "Découvrir" quelques repères pour commencer à explorer cette extraordinaire diversité que nous propose les arts de ...

    Accéder à la page
    • Les spectacles
    • Les marionnettes
    • Les marionnettistes
    • Construction / Manipulation
    • Insolite
  • Pratiquer

    L'univers "Pratiquer" du PAM a été conçu à l'intention des marionnettistes. Il met en avant des archives et des documents susceptibles de nourrir l...

    Accéder à la page
    • Construire
    • Le répertoire
    • Les spectacles
    • Les périodiques
    • Expériences d'artistes
  • Chercher

    L'univers "Chercher" s'adresse aux internautes familiers de l'utilisation des bases de données. 
    Il donne accès à l'intégralité des cont...

    Accéder à la page
    • Recherche avancée
    • Les archives
    • Les autorités
    • Le lexique (vocabulaire métier)
  • Transmettre

    L'univers "Transmettre" a été conçu avec et pour les enseignant.es, éducateur.trices, thérapeutes, chargé.e.s de médiation et tou.te.s celles et ce...

    Accéder à la page
    • PREAC Marionnette
    • Les dossiers pédagogiques
    • Les spectacles
  • Dossiers thématiques
Rechercher dans le catalogue
Recherche avancée
  • Accueil
  • Découvrir
    • Les spectacles
    • Les marionnettes
    • Les marionnettistes
    • Construction / Manipulation
    • Insolite
  • Pratiquer
    • Construire
    • Le répertoire
    • Les spectacles
    • Les périodiques
    • Expériences d'artistes
  • Chercher
    • Recherche avancée
    • Les archives
    • Les autorités
    • Le lexique (vocabulaire métier)
  • Transmettre
    • PREAC Marionnette
    • Les dossiers pédagogiques
    • Les spectacles
  • Dossiers thématiques
    • Un art de la fête au Mali
    • Parcours croisé franco-québécois : Des coproductions, des co-créations de part et d'autre de l'Atlantique : retours d'expériences ; Mémoires d'un volcan, 2023 - compagnie Elvis Alatac (France) et Ubus Théâtre (Québec)
    • Parcours croisé franco-québécois : Des coproductions, des co-créations de part et d'autre de l'Atlantique : retours d'expériences ; Celle qui marche loin, 2019 - Ombres Folles (Québec) et RoiZIZO théâtre (France)
    • Parcours croisé franco-québécois : Des coproductions, des co-créations de part et d'autre de l'Atlantique : retours d'expériences ; Petits pains oubliés, Expédition Québec, 2012 - CréatureS Compagnie (France) et Sages Fous (Québec)
    • Parcours croisé franco-québécois : Des coproductions, des co-créations de part et d'autre de l'Atlantique : retours d'expériences ; Pomme, 2011 - compagnie Garin Trousseboeuf (France) et Théâtre des Petites Âmes (Québec)
    • Parcours croisé franco-québécois : Jacques Chesnais, Micheline Legendre, Bastien et Bastienne - La marionnette à fils et la musique en partage
    • Réalités contemporaines
    • Confession : dans les petits papiers d'Alain Lecucq
    • François Lazaro, Des hurlements s’élevaient des objets immobiles
    • Jean-Pierre Lescot : Taéma ou la fiancée du timbalier - Un théâtre à la lumière de l’ombre
    • Emilie Valantin, la marionnette comme "outil de résistance"
    • Notes sur le théâtre, l'objet et quelques bricoles : Théâtre de Cuisine, "Catalogue de Voyage" (1981)
    • Hubert Jappelle, "étude pour marionnettes", 1968
    • Les théâtres de marionnettes de Maurice Sand
    • Le théâtre d'objets, une possible définition
    • Afrique : marionnettes et rites
    • Alfred Jarry et Ubu Roi
    • Philippe Genty et Mary Underwood : La scène comme espace de métamorphoses
    • Alain Recoing, la marionnette entre engagement et expérimentation
    • Compagnie Houdart-Heuclin, voix et corps de la marionnette
    • Georges Lafaye, le théâtre d’animation comme lieu d’expérimentation
    • Yves Joly, icône de la marionnette moderne malgré lui
    • Gaston Baty
    • Le wayang golek indonésien
Rechercher dans le catalogue
Recherche avancée

Pensez à vous connecter pour un accès à toutes les ressources et fonctionnalités.

Créez votre panier, organisez vos documents en listes et retrouvez-les lors de votre prochaine connexion.

  1. Accueil
  2. Dossiers thématiques
  3. Réalités contemporaines
  4. Sortie du castelet et manipulation à vue

Sortie du castelet et manipulation à vue

Sortir de l'ombre du castelet
C'est l'anniversaire de Michèle mais elle a disparu, pièce de Philippe Minyana pour les étudiants de la 7° promotion de l'ESNAM, 2008 @ Pôle International de la Marionnette, photographie : Christophe Loiseau

Au cours du XXe siècle, sous l’influence d’artistes occidentaux qui découvrent le bunraku et autres formes de marionnettes asiatiques où les animateurs sont souvent visibles, des marionnettistes européens choisissent de “sortir” du castelet. Ils ne se dissimulent plus nécessairement pour manipuler des objets. On dit qu’ils manipulent “à vue”.
Le fait que l’acteur-marionnettiste soit visible lui permet de jouer un rôle aux côtés des objets : dans un même spectacle, il peut ainsi alterner entre une attitude “neutre” de manipulateur (en retrait par rapport aux objets) et des interventions en tant qu’acteur (qui interprète un rôle et interagit avec les autres personnages). 

 

Mettre tout le corps en jeu
L'objet comme partenaire, stage dirigé par Duda Paiva, 2014 © Pôle International de la Marionnette, photographie : Patrick Argirakis

Par ailleurs, les possibilités pour animer les objets se multiplient aussi. L’objet peut toujours être “manipulé” au sens étymologique, c’est-à-dire mis en mouvement par la main de l’acteur-marionnettiste, mais parfois la tête, le pied, le coude, le genou… ou tout le corps de l'acteur vont être impliqués dans la mise en mouvement des objets. Le geste d’animation est ainsi parfois proche d’une danse.

Visible (totalement ou partiellement), l’acteur-marionnettiste peut aussi se servir de certains de ses membres pour compléter le corps d’une marionnette : il peut lui prêter sa tête (dans le cas des humanettes ou kokoschkas), ses jambes (comme pour certaines marionnettes portées), ou encore ses mains. Un masque ou un objet fragmentaire fixé au corps de l’interprète - tel une “prothèse” - fait alors apparaître un corps fictif. Ce mélange de membres humains et non-humains permet de mettre en scène des corps impossibles, fantastiques, hors-normes. Certains artistes se saisissent de cette possibilité pour aborder des questions d’identité, comme celles du genre ou de l’âge. L'hybridation des corps permet aussi de parler de la folie, de la gémellité, du rapport à l’Autre, ou encore de donner à voir des personnages hantés par des êtres disparus. 

 

Mettre la relation entre l'interprète et l'objet au coeur de l'action scénique
Reprendre son souffle, par Julika Mayer, 2013 © Photographie : Julike Mayer

Par ailleurs, lorsque la manipulation se fait à vue, la relation entre le marionnettiste et l’objet peut devenir l’un des sujets du spectacle. Le jeu avec des corps humains et non-humains de tailles différentes peut permettre, par exemple, de mettre en scène le soin et l’attention au plus fragile que soi ou, à l’inverse, des jeux de pouvoir ou une relation de domination. L’interprétation du spectateur est influencée par le mode de contrôle des marionnettes. L’objet tenu, directement par la main de l’interprète ou attaché à des fils, peut nous parler d’aliénation et de désirs de libération. Une manipulation par le dessus ou le dessous peut donner à voir la relation à une forme de transcendance, alors que des rapports horizontaux entre l’humain et l’objet peut faire jouer une forme de complicité entre deux personnages. De façon générale, le fait que le geste de manipulation devienne visible et qu’il soit dramatisé ajoute souvent au sens du spectacle une réflexion sur la condition humaine. 

 

Créer des scénographies vivantes
Légende pour un trou, par le Théâtre sur le Fil - Cie Claude et Colette Monestier, 1971 © Théâtre sur le Fil - Cie Claude et Colette Monestier

Enfin, la forme du castelet - et des scénographies en général - s’est diversifiée avec la sortie de l’ombre des manipulateurs. La fonction de castelet, qui cadre les regards et l’espace de jeu, s’est vue parfois assurée par un simple fil, une planche, un cadre. Les marionnettes et leurs animateurs peuvent désormais utiliser toute la scène, voire la salle. Les espaces de jeu se sont ouverts, fragmentés, démultipliés. Leur structure-même est parfois manipulée au cours du spectacle. Un castelet modulable resté célèbre est celui créé par Alain Recoing pour Manipulsations. Certains artistes développent aussi la technique du corps-castelet en utilisant leur propre corps comme espace de jeu pour la marionnette. 

L'ensemble de ces pratiques, où se confrontent et se mêlent les corps des interprètes et les objets, et où l’espace lui-même s’anime, nous invite, en tant que spectateurs, à élargir notre conception de ce qu’est “la marionnette” aujourd’hui. Celle-ci n’est pas toujours un objet anthropomorphe (de forme humaine) ou zoomorphe (de forme animale) : on peut la percevoir dans la forme que dessinent ensemble les corps et les objets, ou dans la relation entre ces éléments du spectacle et l’espace, relation qui fait parfois surgir des présences sensibles mais sans corps palpables. 

Sortie du castelet et manipulation à vue

Sortir de l'ombre du castelet
C'est l'anniversaire de Michèle mais elle a disparu, pièce de Philippe Minyana pour les étudiants de la 7° promotion de l'ESNAM, 2008 @ Pôle International de la Marionnette, photographie : Christophe Loiseau

Au cours du XXe siècle, sous l’influence d’artistes occidentaux qui découvrent le bunraku et autres formes de marionnettes asiatiques où les animateurs sont souvent visibles, des marionnettistes européens choisissent de “sortir” du castelet. Ils ne se dissimulent plus nécessairement pour manipuler des objets. On dit qu’ils manipulent “à vue”.
Le fait que l’acteur-marionnettiste soit visible lui permet de jouer un rôle aux côtés des objets : dans un même spectacle, il peut ainsi alterner entre une attitude “neutre” de manipulateur (en retrait par rapport aux objets) et des interventions en tant qu’acteur (qui interprète un rôle et interagit avec les autres personnages). 

 

Mettre tout le corps en jeu
L'objet comme partenaire, stage dirigé par Duda Paiva, 2014 © Pôle International de la Marionnette, photographie : Patrick Argirakis

Par ailleurs, les possibilités pour animer les objets se multiplient aussi. L’objet peut toujours être “manipulé” au sens étymologique, c’est-à-dire mis en mouvement par la main de l’acteur-marionnettiste, mais parfois la tête, le pied, le coude, le genou… ou tout le corps de l'acteur vont être impliqués dans la mise en mouvement des objets. Le geste d’animation est ainsi parfois proche d’une danse.

Visible (totalement ou partiellement), l’acteur-marionnettiste peut aussi se servir de certains de ses membres pour compléter le corps d’une marionnette : il peut lui prêter sa tête (dans le cas des humanettes ou kokoschkas), ses jambes (comme pour certaines marionnettes portées), ou encore ses mains. Un masque ou un objet fragmentaire fixé au corps de l’interprète - tel une “prothèse” - fait alors apparaître un corps fictif. Ce mélange de membres humains et non-humains permet de mettre en scène des corps impossibles, fantastiques, hors-normes. Certains artistes se saisissent de cette possibilité pour aborder des questions d’identité, comme celles du genre ou de l’âge. L'hybridation des corps permet aussi de parler de la folie, de la gémellité, du rapport à l’Autre, ou encore de donner à voir des personnages hantés par des êtres disparus. 

 

Mettre la relation entre l'interprète et l'objet au coeur de l'action scénique
Reprendre son souffle, par Julika Mayer, 2013 © Photographie : Julike Mayer

Par ailleurs, lorsque la manipulation se fait à vue, la relation entre le marionnettiste et l’objet peut devenir l’un des sujets du spectacle. Le jeu avec des corps humains et non-humains de tailles différentes peut permettre, par exemple, de mettre en scène le soin et l’attention au plus fragile que soi ou, à l’inverse, des jeux de pouvoir ou une relation de domination. L’interprétation du spectateur est influencée par le mode de contrôle des marionnettes. L’objet tenu, directement par la main de l’interprète ou attaché à des fils, peut nous parler d’aliénation et de désirs de libération. Une manipulation par le dessus ou le dessous peut donner à voir la relation à une forme de transcendance, alors que des rapports horizontaux entre l’humain et l’objet peut faire jouer une forme de complicité entre deux personnages. De façon générale, le fait que le geste de manipulation devienne visible et qu’il soit dramatisé ajoute souvent au sens du spectacle une réflexion sur la condition humaine. 

 

Créer des scénographies vivantes
Légende pour un trou, par le Théâtre sur le Fil - Cie Claude et Colette Monestier, 1971 © Théâtre sur le Fil - Cie Claude et Colette Monestier

Enfin, la forme du castelet - et des scénographies en général - s’est diversifiée avec la sortie de l’ombre des manipulateurs. La fonction de castelet, qui cadre les regards et l’espace de jeu, s’est vue parfois assurée par un simple fil, une planche, un cadre. Les marionnettes et leurs animateurs peuvent désormais utiliser toute la scène, voire la salle. Les espaces de jeu se sont ouverts, fragmentés, démultipliés. Leur structure-même est parfois manipulée au cours du spectacle. Un castelet modulable resté célèbre est celui créé par Alain Recoing pour Manipulsations. Certains artistes développent aussi la technique du corps-castelet en utilisant leur propre corps comme espace de jeu pour la marionnette. 

L'ensemble de ces pratiques, où se confrontent et se mêlent les corps des interprètes et les objets, et où l’espace lui-même s’anime, nous invite, en tant que spectateurs, à élargir notre conception de ce qu’est “la marionnette” aujourd’hui. Celle-ci n’est pas toujours un objet anthropomorphe (de forme humaine) ou zoomorphe (de forme animale) : on peut la percevoir dans la forme que dessinent ensemble les corps et les objets, ou dans la relation entre ces éléments du spectacle et l’espace, relation qui fait parfois surgir des présences sensibles mais sans corps palpables. 

.
.
.
Nous contacter

Rejoignez-nous sur

Qu'est-ce que le PAM ? Le PAM mode d'emploi Nos partenaires La gouvernance du PAM FAQ RGPD Mentions légales Plan du site
Nous contacter

Rejoignez-nous sur