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Histoire du théâtre de masques et de marionnettes au Mali
Le théâtre traditionnel de masques et de marionnettes du Mali occupe une place majeure dans l’histoire du théâtre africain. Le Mali est en effet l'un des centres les plus importants de production de marionnettes en Afrique. L'importance de cette tradition au Mali n'a d’égale que son ancienneté puisque le premier témoignage écrit sur l'existence de cette forme théâtrale remonte à l'époque de l'empire du Mali. Ainsi, le géographe arabe Ibn Battuta séjourna en 1355 à la cour du Mali et il décrit, dans le récit de ses voyages, la façon dont des comédiens se produisaient devant l'empereur du Mali, « déguisés en oiseaux, avec des costumes en plumes surmontés d’une tête en bois avec un bec rouge ». Ce témoignage rappelle la représentation de l'oiseau dans le théâtre traditionnel actuel du Mali et atteste l’ancienneté de cet art théâtral.
Photo : Christophe Loiseau. Propriétaire : Musée de l'Ardenne.
Ibn Battuta écrit d’ailleurs que ces arts « remontaient à la nuit des temps, bien avant l'avènement de l'islam dans cette région ».
La région de Ségou est généralement présentée comme le berceau de cet art théâtral et reste aujourd’hui un centre majeur pour le théâtre de masques et de marionnettes. Cette région est d’ailleurs celle qui fut la mieux étudiée au fil du temps puisque de nombreux chercheurs y ont travaillé. L'idée que le théâtre de masques et de marionnettes est née au sein de la communauté bozo est largement répandue.
Un mythe bozo, recueilli par Mary Jo Arnoldi dans la région de Ségou, explique l’origine des masques et des marionnettes de théâtre : Toboji Centa, un pêcheur bozo, fut enlevé par des esprits de la nature, wòkulò. Les esprits emmenèrent Toboji Centa en brousse et l’initièrent à l’art des marionnettes. De retour dans son village de Gomitogo, sur les berges du Niger, à l’est de Ségou, il transmit son savoir et enseigna aux hommes de sa communauté l’art de donner vie aux créatures de bois.
Histoire du théâtre de masques et de marionnettes au Mali
Le théâtre traditionnel de masques et de marionnettes du Mali occupe une place majeure dans l’histoire du théâtre africain. Le Mali est en effet l'un des centres les plus importants de production de marionnettes en Afrique. L'importance de cette tradition au Mali n'a d’égale que son ancienneté puisque le premier témoignage écrit sur l'existence de cette forme théâtrale remonte à l'époque de l'empire du Mali. Ainsi, le géographe arabe Ibn Battuta séjourna en 1355 à la cour du Mali et il décrit, dans le récit de ses voyages, la façon dont des comédiens se produisaient devant l'empereur du Mali, « déguisés en oiseaux, avec des costumes en plumes surmontés d’une tête en bois avec un bec rouge ». Ce témoignage rappelle la représentation de l'oiseau dans le théâtre traditionnel actuel du Mali et atteste l’ancienneté de cet art théâtral.
Photo : Christophe Loiseau. Propriétaire : Musée de l'Ardenne.
Ibn Battuta écrit d’ailleurs que ces arts « remontaient à la nuit des temps, bien avant l'avènement de l'islam dans cette région ».
La région de Ségou est généralement présentée comme le berceau de cet art théâtral et reste aujourd’hui un centre majeur pour le théâtre de masques et de marionnettes. Cette région est d’ailleurs celle qui fut la mieux étudiée au fil du temps puisque de nombreux chercheurs y ont travaillé. L'idée que le théâtre de masques et de marionnettes est née au sein de la communauté bozo est largement répandue.
Un mythe bozo, recueilli par Mary Jo Arnoldi dans la région de Ségou, explique l’origine des masques et des marionnettes de théâtre : Toboji Centa, un pêcheur bozo, fut enlevé par des esprits de la nature, wòkulò. Les esprits emmenèrent Toboji Centa en brousse et l’initièrent à l’art des marionnettes. De retour dans son village de Gomitogo, sur les berges du Niger, à l’est de Ségou, il transmit son savoir et enseigna aux hommes de sa communauté l’art de donner vie aux créatures de bois.