Pensez à vous connecter pour un accès à toutes les ressources et fonctionnalités.
Créez votre panier, organisez vos documents en listes et retrouvez-les lors de votre prochaine connexion.
Les danses de masques et de marionnettes
Les danses de masques et de marionnettes s'inscrivent dans le contexte de fêtes populaires, riches et complètes, qui mettent en scène musique, chant, danses, acrobaties, scènes de théâtre, mascarades et jeu de marionnettes. Ces réjouissances sont des temps forts de la vie sociale et l'atmosphère festive qui entoure ces manifestations contribue à en faire des éléments marquants de le vie du village.
La musique qui accompagne les masques et les marionnettes est vouée à la danse et à la joie. Les tambours joués uniquement par les hommes sont les principaux instruments utilisée lors des danses de masques et de marionnettes.
Tout au long du spectacle, les femmes accompagnent les rythmes des tambours avec des instruments en calebasse ou des claquettes en bois. Les chants des femmes sont très importants, car ils permettent de comprendre l'histoire du personnage ou de l'animal mis en scène.
Ces fêtes sont destinées à honorer les esprits de la nature afin qu'ils protègent le village et assurent l'abondance des pluies, des récoltes et de la pêche. Chez les Bamana et les Malinké, les fêtes sont généralement organisées avant l'arrivée des pluies, en mai et en juin, puis après les récoltes, en octobre et en novembre.
Chez les pêcheurs bozo, les fêtes sont plutôt liées au cycle de la pêche et sont souvent organisées au moment des grandes pêches collectives ou pour célébrer une chasse couronnées de succès. Outre les réjouissances liées au cycle de la nature, de nombreuses fêtes sont organisées tout au long de l'année pour célébrer les événements marquants de la vie sociale (mariages, baptêmes, fête de l'indépendance du Mali, tec.), mais aussi dans le seul but de s'amuser.
Bien que l'organisation des fêtes soit traditionnellement confiée aux membres des associations culturelles, on peut considérer que les spectacles sont une réalisation collective du village tout entier. En effet, chacun apporte son aide lors des préparatifs et l'ensemble de la communauté participe activement pendant les festivités en chantant, en dansant et en frappant des mains. Les fêtes traditionnelles du Mali sont l'oeuvre d'une communauté dont elles reflètent l'âme et le savoir-faire. Les représentations théâtrales qui mettent en scène masques et marionnettes portent des noms différents selon les régions.
Photo Christophe Loiseau.
Musée de l'Ardenne.
Elles peuvent ainsi être appelées sogobò, dobù ou encore cèko. Le nom sogobò, utilisé dans la région de Ségou, signifie « l'animal sort » et fait référence aux animaux majestueux qui sont mis en scène lors des représentations théâtrales. Dans la région du Macina, autour de Djenné, cet art est appelé cèko, « l'affaire des hommes ». Cette appellation rappelle que seuls les hommes sont autorisés à donner vie aux masques et aux marionnettes. Le terme dobô fait, quant à lui, référence à l'importance du secret. Ainsi, pour préserver la magie des fêtes, les secrets qui permettent de donner vie à ces créatures étranges sont bien gardés. Un magicien ne révèle jamais les secrets de ses tours; de la même façon, les marionnettistes et les danseurs entretiennent ce côté mystérieux qui donne à leur art un charme magique.
Les danses de masques et de marionnettes
Les danses de masques et de marionnettes s'inscrivent dans le contexte de fêtes populaires, riches et complètes, qui mettent en scène musique, chant, danses, acrobaties, scènes de théâtre, mascarades et jeu de marionnettes. Ces réjouissances sont des temps forts de la vie sociale et l'atmosphère festive qui entoure ces manifestations contribue à en faire des éléments marquants de le vie du village.
La musique qui accompagne les masques et les marionnettes est vouée à la danse et à la joie. Les tambours joués uniquement par les hommes sont les principaux instruments utilisée lors des danses de masques et de marionnettes.
Tout au long du spectacle, les femmes accompagnent les rythmes des tambours avec des instruments en calebasse ou des claquettes en bois. Les chants des femmes sont très importants, car ils permettent de comprendre l'histoire du personnage ou de l'animal mis en scène.
Ces fêtes sont destinées à honorer les esprits de la nature afin qu'ils protègent le village et assurent l'abondance des pluies, des récoltes et de la pêche. Chez les Bamana et les Malinké, les fêtes sont généralement organisées avant l'arrivée des pluies, en mai et en juin, puis après les récoltes, en octobre et en novembre.
Chez les pêcheurs bozo, les fêtes sont plutôt liées au cycle de la pêche et sont souvent organisées au moment des grandes pêches collectives ou pour célébrer une chasse couronnées de succès. Outre les réjouissances liées au cycle de la nature, de nombreuses fêtes sont organisées tout au long de l'année pour célébrer les événements marquants de la vie sociale (mariages, baptêmes, fête de l'indépendance du Mali, tec.), mais aussi dans le seul but de s'amuser.
Bien que l'organisation des fêtes soit traditionnellement confiée aux membres des associations culturelles, on peut considérer que les spectacles sont une réalisation collective du village tout entier. En effet, chacun apporte son aide lors des préparatifs et l'ensemble de la communauté participe activement pendant les festivités en chantant, en dansant et en frappant des mains. Les fêtes traditionnelles du Mali sont l'oeuvre d'une communauté dont elles reflètent l'âme et le savoir-faire. Les représentations théâtrales qui mettent en scène masques et marionnettes portent des noms différents selon les régions.
Photo Christophe Loiseau.
Musée de l'Ardenne.
Elles peuvent ainsi être appelées sogobò, dobù ou encore cèko. Le nom sogobò, utilisé dans la région de Ségou, signifie « l'animal sort » et fait référence aux animaux majestueux qui sont mis en scène lors des représentations théâtrales. Dans la région du Macina, autour de Djenné, cet art est appelé cèko, « l'affaire des hommes ». Cette appellation rappelle que seuls les hommes sont autorisés à donner vie aux masques et aux marionnettes. Le terme dobô fait, quant à lui, référence à l'importance du secret. Ainsi, pour préserver la magie des fêtes, les secrets qui permettent de donner vie à ces créatures étranges sont bien gardés. Un magicien ne révèle jamais les secrets de ses tours; de la même façon, les marionnettistes et les danseurs entretiennent ce côté mystérieux qui donne à leur art un charme magique.