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Famille des silhouettes de théâtre d'ombres
Le théâtre d’ombres est l’une des formes les plus anciennes des théâtres d’effigies. Platon l’évoque d’ailleurs dans son mythe de la caverne. On associe en général son origine au fait de permettre un dialogue avec l’au-delà, le monde des dieux et des morts.
Ce langage introduit en effet une dimension supplémentaire : aux côtés de l’interprète et des objets qu’il manipule, cet art fait intervenir les ombres que les corps et les objets intercalés entre une source de lumière et une surface de projection permettent de produire.
Famille des silhouettes de théâtre d'ombres
Le théâtre d’ombres est l’une des formes les plus anciennes des théâtres d’effigies. Platon l’évoque d’ailleurs dans son mythe de la caverne. On associe en général son origine au fait de permettre un dialogue avec l’au-delà, le monde des dieux et des morts.
Ce langage introduit en effet une dimension supplémentaire : aux côtés de l’interprète et des objets qu’il manipule, cet art fait intervenir les ombres que les corps et les objets intercalés entre une source de lumière et une surface de projection permettent de produire.
La nature impalpable et versatile de l’ombre est donc particulièrement adaptée à la représentation de récits mythologiques, religieux, féériques ou fantastiques. Elle a aussi permis de contourner les interdits et de représenter des scènes érotiques.
Traditionnellement, les silhouettes d’ombres sont taillées dans du cuir, qui peut être peint. Pour faire passer la lumière, on joue sur la translucidité de la peau, ou, quand celle-ci est plus épaisse, sur des découpes et des poinçonnages, parfois extrêmement précis. Les matériaux synthétiques (le polycarbonate par exemple) permettent aujourd’hui aux artistes d’explorer les ressources d’une parfaite transparence.
Les silhouettes peuvent être articulées ou pas, de petite ou de très grande taille, manipulées avec des baguettes, des systèmes avec des fils ou à pleine main, plaquées contre l’écran ou à distance de celui-ci, en jouant avec les effets de proportion que permet la projection. Plusieurs formes asiatiques utilisent depuis longtemps la possibilité de jouer ou de placer le spectateur alternativement derrière ou devant l’écran. Les écritures contemporaines ont diversifié les surfaces de projection : on peut trouver au sein d’un même spectacle plusieurs écrans de propriétés différentes (nature du support, emplacement, dimensions etc.).
Formes traditionnelles : ombromanie ; sbaek thom (Cambodge) ; tolu bommalata, togalu gombeyata (Inde) ; wayang kulit (Indonésie) ; ombres de Shaanxi (Chine).
Variantes et dérivés : utilisation d'autres formes de projection, à partir de rétro-projecteurs et autres machines optiques ou numériques.
Quelques personnages emblématiques : Arjuna (Inde et Asie du Sud-Est) ; Karagöz (Turquie) ; Karaghiosis (Grèce) ; Sūn Wù Kōng, le roi singe (Chine).
Quelques artistes : Séraphin (France) ; Henri Rivière et Caran d'Ache au cabaret du Chat Noir (France) ; Dalang Ki Manteb Sudharsono (Indonésie) ; Tuncay Tanboga (Turquie) ; Lotte Reiniger (Allemagne) ; Jean-Pierre Lescot (France) ; Fabrizio Montecchi (Italie) ; Colette Garrigan (Grande-Bretagne / France) ; Kathy Foley (Etats-Unis / Malaisie / Indonésie).
Quelques spectacles : Taema ou la fiancée du timbalier (1981) ; Voyage dans un parapluie ; Les Trésors de Dibouji (1995) ; Alexandre le Grand et le serpent maudit ; Un Don Quichotte (2003) ; Cane Blu (2010).
Voir en jeu
Sunjata, l'épopée Mandingue de la compagnie Amoros et Augustin, 1989
© Compagnie Amoros et Augustin, Roland Muller
Sélection d'iconographie : famille des silhouettes de théâtre d'ombres
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Alexandre le Grand, personnage de la pièce Alexandre le Grand et le serpent maudit.
Spatharis, Eugenios (1924-2009)
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Atelier dirigé par Jean-Pierre Lescot avec la 3ème promotion de l'Ecole Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette
Pougeoise, Brigitte
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Atelier Fabrizio Montecchi avec les étudiants de la promotion 5
Loiseau, Christophe (1968-)
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Atelier Fabrizio Montecchi avec les étudiants de la promotion 5
Loiseau, Christophe (1968-)
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Atelier Jean-Pierre Lescot avec les étudiants de la promotion 4
Loiseau, Christophe (1968-)
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Chars et voitures
sans nom d'auteur
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Charta, par le Théâtre de l'Arc-en-Terre (France)
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Ermite, jeu pour le fils de Pahngeran Hadipadi Ario Mankoenagoro IV
sans nom d'auteur
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Le Grand Carnaval de Paris
Pellerin
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Gunungan (recto et verso), silhouette de wayang kulit
sans nom d'auteur
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Homme, silhouette de théâtre d'ombres
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IIM - Université d'été, atelier dirigé par Jean-Pierre Lescot
sans nom d'auteur
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Je pars, par la compagnie Pupella-Noguès, photo du spectacle
Wagner, Bruno
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Le jeu du jeu, par le Théâtrenciel (France)
Stefani, Marie
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Machins, machines et Compagnie, par le Théâtre d'ombres La Citrouille - Alain Lecucq
Lecucq, Alain (1945-)