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Emmanuel
- Date : Le/en 2004 (spectacle créé en 2004)
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Résumé :
Fausto, joué par Fabrizio Cenci, se trouve devant un grave problème : il vient de mourir, quelques minutes avant d'entrer en scène pour présenter son spectacle. Face à un public qu'il considère comme le jury de « l'examen dernier », il entreprend d'expliquer la pièce. Apparaît alors Marguerite, sa compagne et partenaire, interprétée par Sophie Desbordes, venue du passé pour l'aider à sauver son âme. Mais le public est déjà là, en avance, et Fausto et Marguerite ne sont pas prêts. Pour couronner le tout, un jeune skater énervé et directif, Emmanuel (Alexis Crusson), parasite leur organisation : toujours plus envahissant, il interpelle et dirige les comédiens. Désarçonnés par l'incessante présence et le culot du jeune homme, Fausto et Marguerite décident de l'intégrer au spectacle. Ils remontent alors le temps, discutant avec leur passé pour construire leur pièce.
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Mises en scène et scénographies = Versions
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Version d'Œuvre Spectacle -Emmanuel Sophie Desbordes (2004)
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Représentations = Exécutions
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Execution d'Œuvre Spectacle -Emmanuel Sophie Desbordes (20/01/2004-22/01/2004)
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Histoire de l'oeuvre :
Troisième volet d'une trilogie initiée avec le spectacle Georges, tentative d'épuiser la question de l'unité de lieu, Emmanuel se veut une réflexion ludique sur l'unité de temps. Sophie Desbordes et Fabrizio Cenci ont puisé la matière de leur spectacle dans une Dictionnaire chronologique universel et dans le quotidien semé d'embûches de leur jeune compagnie. Montrer la période de création, ce temps invisible que la lutte des intermittents du spectacle a pointé du doigt, voilà ce que souhaitait le tandem. Pour mieux explorer la question du temps théâtral, ils télescopent les réalités, multiplient les voyages dans le temps, les mises en abyme, brouillent les repères du spectateur, placé comme témoin de la création d'une oeuvre, du temps et de la difficulté que ce travail nécessite. Leur réflexion est illustrée par la présence de calendriers, éphémérides et autres minuteurs, objets symboles de la manipulation du temps. Le spectateur découvre le cheminement des comédiens pour la création, mais aussi l'importance des lumières, de la musique, bref, la genèse d'un spectacle. À la fin de la pièce, les comédiens sont prêts, tout est écrit, le rideau tombe. Hélas ! Il n'y a rien, les décors sont absents, les subventions ne sont qu'illusions. Car en insistant sur le temps de la création, les auteurs de la pièce tentent de montrer les difficultés du monde de l'innovation artistique, lorsque les problèmes financiers s'additionnent à la non-reconnaissance du travail en aval.
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Histoire de l'oeuvre :